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Des routes et des hommes, Prémices de la fortune
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Aventurier
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ommage que le garde n’eut été une femme. Phélès se sentait nettement plus en confiance avec la gente féminine, car lorsqu’il était en prise avec des hommes, il devait faire face à leur jalousie. Il savait que beaucoup auraient aimé arborer la même beauté ou ne serait-ce qu’un mince échantillon. Mais sa magnificence était littéralement un don des dieux que nulle magie ne saurait égaler, du moins c’est ce dont le barde était persuadé.
Ainsi, son esprit troublé craignait la mesquinerie du jeune boutonneux, qui serait tout à fait à même de le rendre responsable de ses échecs avec les femmes et de sa virginité toujours présente. Aussi fut-il précautionneux quant aux expressions de son propre visage essayant de ne point afficher le sentiment de supériorité qu’il ressentait vis-à-vis de ce garde puceau.
Il opta donc pour un ton respectueux mais pas trop, car l’excès était souvent assimilé, à raison, à de la mauvaise foi. Son sourire n'était que léger, histoire de montrer qu’on ne l’importunait pas et qu’il coopérait de son plein grès, car là encore s’il avait été trop large, il aurait été facile de penser qu’il se moquait ouvertement de l’autorité.- Je me prénomme Phélès, quant à mon nom et bien je n’en ai pas, étant d’origine trop modeste pour en être affublé. Je suis un comédien itinérant originaire du Téthyr. Avec ma partenaire, il désigna l’halfeline qu’il tenait encore par la main, nous avons décidé de nous produire dans votre ville, si cela ne vous dérange pas. Dans son discours le saltimbanque des ombres n’avait prononcé nul mensonge. Il avait bien sur caché ce qui l’avait amené ici de force, à savoir la fiole qu’il avait autour du cou, mais mise à part cette omission ses paroles n’avaient été que pure vérité.
Quelques heures plutôt alors que les cavaliers ne s’étaient pas attardé bien longtemps sur le lieu de la bataille, Kipepeo et lui avait reprit la route de Luskan. La survivante n’avait pas tardé à les dépasser, sa mule aidant au trajet et le téthyrien s’en était senti soulager. Il n'aurait pas à constamment surveiller ses arrières, ce qu'il aurait dû faire si elle avait préféré rester derrière eux. Bien sûr elle pouvait tout aussi bien envoyer son oiseau de malheur les espionner le long de leur trajet, mais le barde avait vite abandonné l’idée d’abattre tous les corbeaux qu’ils croiseraient.
Avait-il quelque chose à cacher ? Surement. Mais rien qui aurait été utile à la jeune femme. A moins qu’elle ait été un agent de l’amasstarte envoyé pour lui faire payer le prix de sa trahison. Cependant si ça avait été le cas, elle serait passée immédiatement à l’action. D’ailleurs, il fallait dire le saltimbanque misait surtout sur le fait que son ancienne guildemestre à la beauté funeste ainsi que Balkoth qu’il appelait autrefois seigneur comptaient uniquement sur le poison mortel qu’ils lui avaient inoculé lorsqu’il avait décidé de rejoindre leurs rangs et non sur l’un de leurs agents. Après tout, en théorie tout du moins, aucune réelle guérison n’était possible et lorsque le sujet était privé du fameux antidote, son existence prenait fin dans d’atroces souffrances. Malgré le fait qu'il aurait dû abandonner tout espoir de mener à terme ses futurs ébats amoureux, Phélès, pour survivre, avait même envisagé d’opter pour la non-vie, preuve qu’il était prêt à ce qu'il jugeait être un très grand sacrifice pour s’affranchir de cette maudite guilde.
Ainsi, sur la route, le comédien avait discuté avec l’halfeline de leur collaboration future. Mettant en place la trame de leur spectacle, son histoire, ainsi que la façon dont leurs arts respectifs entreraient en scène. Le projet était loin d’être finalisé mais il était plus tangible qu’une simple proposition lancée nonchalamment sur un champ de bataille.

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Chuchoteur
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Kipepeo se félicita d'avoir trouvé un tel compagnon de route. Leur conversations autour de leur métier commun trouva dans la jeune halfeline un enthousiasme pratiquement sautillant. Il tombait parfois dans des moments de sombres mélancolie. Kipepeo s'efforçait dès lors de chasser ces vilains nuages dans sa tête en lui contant avec verve maintes anecdotes de son passé, notamment ses nombreuses tentatives de confectionner la confitures de mûres qui irrémédiablement se terminaient en catastrophe. Encore aujourd'hui le carrelage de la maison familiale en gardait un souvenir cuisant, et c'est le cas de le dire. Ils s'accordaient bien, il n'avait pas à dire, l'insouciance de l'une palliant au caractère plus calculateur de l'autre, la joie innocente contrant la morosité renfermée, l'humour enfantin à celui d'un grinçant raffiné.
C'était donc avec des grands yeux émerveillés qu'elle vit apparaître enfin l'entrée de la ville de Luskan, laquelle ville elle comptait bien explorer de fond en comble. Elle laissa Pheles s'adresser au garde, qu'elle regardait le visage fendu en un large sourire hochant vigoureusement la tête, puis se présenta à son tour, interrompant presque son compagnon : - Kipepeo est mon nom et halfeline ma race depuis toujours. Je porte mon pays dans mon coeur, nomade et artiste je parcours ces royaumes à la recherche de gloire et de fortune. Nous avons en effet un spectacle grandiose à présenter... Vous viendrez nous voir n'est ce pas messire ?
Kipepeo s'arrêta net. Elle avait grande envie de lui conseiller une recette des plus efficace concernant ces vilains boutons qui lui enlaidissait le visage. Une recette à base d'urine et d'essence roses pour pallier à l'odeur, en y ajoutant une bonne dose de miel pour adoucir et un peu de sel pour refermer les pores. Cette recette était transmise de mère en fille depuis des générations dans la famille de la jeune barde... Mais elle n'osait pas trop. Il faut dire que ce n'était ni le moment, ni de bon ton et que la plupart des personnes à qui elle proposait ces conseils le prenaient mal. Pourtant, c'est souverain contre tout urticaire, ou démangeaison d'insectes, ainsi que le disgracieux bourgeonnement du à une peau trop graisseuse. C'est donc se faisant violence pour se taire que la jeune halfeline, serrant la main de son compagnon de scène, qu'elle attendit la réponse du jeune soldat. Pendant ce temps elle regardait curieuse autour d'elle les gens qui quémandaient l'entrée de la ville. Elle se rembrunit. D'où elle était elle n'y voyait pas grand chose avec toutes ces "grands" qui lui bouchait la vue. Aussi tira elle sur le bras de Pheles lui demandant :
- Dis ! Je n'y vois rien moi d'ici bas ! Montes-moi sur tes épaules que je puisse avoir une bonne vue, tu veux bien ?

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Aventurière
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Arianne était partie peu de temps après que la patrouille soit passée. Son instinct de voleur lui soufflait d’éviter tout contact avec la garde, tout du moins d’en avoir le moins possible. De toute façon ils avaient la désagréable habitude d’être rustres et sales, et leur arrogance les rendait aussi désagréables que les tyrans qui régnaient dans les bas-fonds de sa ville natale.
C’est sur ces pensées que l’illusionniste commença à marcher en direction de Luskan, où elle espérait semer les fidèles de Shar une bonne fois pour toute, bien qu’elle commençait à douter de jamais pouvoir y arriver. Elle avait évité la compagnie de Phélès, qu’elle jugeait désagréable, mais trouvait dommage de manquer par la même occasion celle de l’halfeline qui lui semblait plutôt sympathique et qui eut très probablement écourté la solitude dans laquelle la jeune femme vivait depuis la destruction de la guilde. Ses tourments semblaient toutefois loin d’être finis, les fidèles de Shar l’ayant même retrouvé près de la côte des Épées, alors que rien ne semblait indiquer qu’elle s’y trouvait. Par contre il était plus difficile de la démembrer dans une grande ville comme Luskan, où elle pouvait appeler à l’aide en cas de problème, problèmes qu’elle devrait très probablement éviter sans sa magie, ce qui était plutôt déplaisant. Voulant éviter qu’une telle situation arrive elle envoya Minuit planer au dessus d’elle-même, il l’avertirais si jamais il voyait un quelconque danger arriver.
Elle arriva finalement sans le moindre problème à l’entrée de la ville, et se fit accoster par quelques gardes dont un qui paraissait encore plus jeune qu’elle. Elle voulait éviter à tout pris de se mettre les gardes de cette ville à dos, elle se faisait trop d’ennemis ces derniers temps, et elle se disait qu’elle ne pouvait pas vraiment se le permettre. Elle répondit donc le sourire aux lèvres, un air bienveillant sur le visage. - Je me prénomme Arianne, et on m’affuble du nom de « Main vive » par chez moi. Pourquoi un tel nom, vous demanderez-vous? Parce que je suis magicienne… Elle mis de l’emphase sur ce dernier mot, comme lorsqu’un artiste parlait à un grand public. Elle avait conscience que plusieurs l’observaient avec attention, et c’était bien ce qu’elle voulait, attirer l’attention. Nul ne se douterait qu’elle était une fugitive si elle s’affichait ainsi. Elle dévia l’attention de son public sur sa main droite pendant que de sa main gauche elle faisait « apparaître » une pièce de cuivre de l’oreille du soldat boutonneux. - Vous voyez? Je fais apparaître des pièces de monnaies, s’exclama t’elle en faisant un clin d’œil à la foule. Quant à vos autres questions, je suis du Thétyr et je viens dans votre ville en tant qu’artiste, impressionnant les foules de mes tours. Vous avez d'autres questions ou je peux entrer? Arianne utilise escamotage pour faire un tour de passe passe et "fait 10". 10+4 = 14

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Aventurier
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hélès fit rouler ses yeux dans ses orbites, avec une moue exagérée, à la façon des acteurs dans les comédies. Il se demanda si entreprendre une telle chose aurait pu agacer le boutonneux et le reste de la garde, mais il haussa les épaules. Ce genre d’actions au pire ne les ferait passer que pour des bouffons et c’était ce qu’ils étaient après tout. Il regarda son acolyte, jaugeant quelques instants son poids ainsi que celui des affaires qu’elle transportait. Après un bref calcul, il décida que bien qu'il fut conséquent, il arriverait à la porter sans se froisser de muscles. Il posa alors un genou à terre offrant l’autre comme marchepied, pour qu’elle puisse mettre ses petites cuisses autour de son cou à lui.- Avant de monter, confie moi ton sac, si tu l'as toujours une fois assise sur mes épaules, tu risques de me déséquilibrer. Lorsqu’elle le lui donna, il le passa en bandoulière, le laissant pendre du coté opposé à son propre havresac. La sangle adaptée à une hin fit qu’il lui arrivait juste en dessous des aisselles, chose relativement désagréable quoique supportable. Une fois ses préparatifs terminés, il prit la main de Kipepeo, l’invitant à lui grimper dessus, tout en gardant le dos droit.- Bien calée ? Lui demanda-t-il une fois qu’elle fut installée. Et ce n’est après qu’elle eut répondu par l’affirmative qu’il déclara : "Accroche toi bien !" C’est alors qu’il se releva, bloquant sa respiration, ce qui n’était pas recommandé lors des efforts intenses mais c’était la réaction physique la plus instinctive, il se força ensuite à expirer, son visage rougissant devant l’effort. Une fois sur ses deux pieds, il vacilla légèrement, mais après une série de petits pas visant à rétablir son équilibre, il fut de nouveau stable. Il leva les yeux vers l’halfelin qui n’avait de léger que le nom de sa race, un sourire sur le visage.- Comment est-ce là haut ? Tu n’as pas le vertige j’espère !

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Capitaine
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Septième jour du moi de nuiteuse année de la magie sauvage (7 nuiteuse 1372)Lieu : Aux portes de Luskan Climat : Ciel clair légèrement nuageux à l'horizon, vent moyen Température: environs 2°C Moment: fin matinéeTélim, ArsiaLe garde regarda Télim d'un oeil douteux presque caricatural. Fronçant les sourcil, agrandissant l'un de ses yeux et fermant l'autre à moitié.- Pas de région d'origine, c'est louche ça, très louche, et voyez vous les gens louche on les aimes pas ici, alors vous... Mais il fut interrompu par son collègue. - Laisse, c'est juste un de ces idiots de marin qui croit se la jouer romantique. Si on l'amène en interrogatoire ça va encore être un type qui va gèmir et pleurer. Et j'ai mal au crâne. Interroge plutôt la donzelle. Les propos d'Arsia furent plus satisfaisant aux yeux du garde qui tiqua seulement sur la profession qu'elle disait exercer. Sans nul doute aucun des deux hommes n'avaient jamais eu affaire à une preceptrice durant leur enfance, et pas plus à l'entrée de la ville.-Perepetrice quoi? Son compagnons intervient à nouveau. Un étrange sourire aux lèvres.- Laisse, je sais ce que c'est, tu vois c'est... le truc quoi » Il murmura à l'oreille du garde, qui rougit et pris un sourire bête dévisageant de haut en bas la jeune dame. « Oh bah elle on la laisse passer c'est sur. » Et son comportement se fit soudainement courtois et aimable. Et il n'envoya qu'un seul regard mauvais à Télim sous entendant par ses gestes qu'ils l'avaient à l'oeil. C'est ainsi qu'ils entrèrent dans Luskan.Kipepeo, Phélès, Arianne Le jeune homme pris rapidement les notes sur les personnes présente. Il sembla hésiter devant son papier et sembla consulter son voisin du regard.- Halfeline, ce sont les habitante d'Halfelo c'est ça? L'homme plus âgé à qui il s'était adressé, s'empourpra soudainement de rage et d'exaspération.-C'était ta dernière erreur pour aujourd'hui, t'es viré t'entend bien? Viré! Les halfelins ce sont les petites gens crétin. Et ils peuvent venir de n'importe où, mais eux on s'en fout, ce sont juste des ordures de saltimbanque, alors on les laisse entrer et on les gardes à l'oeil. Mais ces deux là ressemblent plus à deux clown qu'à des espions idiot. Bâtard, rognure de veau, hors de ma vue, retourne déposer tes armes à la caserne et que je ne te vois plus! Le jeune homme s'en fut en courant les larmes aux yeux tandis que le plus agée des gardes désigna d'un regard sévère et mauvais une autre jeune recrue qui s'avança hésitante, et fit passer Phélès et Kipepéo. Avant d'interroger Arianne.
Le jeune garde tiqua au mot de magicienne, un mot maudit par ses lieux. Puis voyant le tour fut quelque peu rassurer, pensant sans doute qu'il ne s'agissait là que d'une magicienne de foire. Inoffensif donc, s'il la laissait entrer, mieux valait ne pas avoir de soucis avec la tour des mages de Luskan. Et ceux ci n'appréciaient guère la concurrence. Prenant un sourire mauvais et prenant de l'assurance il jeta un regard pénétrant à la jeune femme.- Soit soit, magicienne, toutefois cette pièce vous venez de la faire apparaître de mon corps non? Alors vous allez me faire un plaisir de me la donner. Sans ça, vous restez à la porte de la ville faire vos tour de passe passe chez les barbares. Le soldat plus agé sembla avoir un sourire ravi et tapota l'épaule de la recrue. Se tournant vers les autres avec un regard féroce il leur dit.- C'est comme ça que je veux que vous meniez un interrogatoire d'entrée bande de larves! Les deux hommes attendirent leur dû.
Pendant ce temps, Phélès et kipepeo purent s'avancer et observer. Ils virent au loin Télim et Arsia qui s'engageaient déjà dans la ville. Ainsi que de nombreux autre voyageur. Les caravanes transportant des marchandises étaient systématiquement mises de côté et fouillée, les gardes prélevant de bonne part des marchandises au passage. Un homme fut arrêté avec une démonstration de violence qui glaçait le sang, et mit à la porte délesté de toute ses affaire avec pour seule équipement les vêtements qu'il portait sur le dos. Et le tout dans l'indifférence totale. Ces scènes devaient être coutumières aussi bien pour les marchands et d'autant plus pour les gardes et les commerçant. Passer ces portes ne semblait pas toujours une mince affaire.
Arianne eu elle aussi l'occasion de voir la scène, et l'un des gardes la voyant étonné lui jeta un regard lourd de sens, tendant la main et semblant vouloir indiquer que si elle refusait le même sort lui était réservé.La suite ICI(Pour Arianne, seulement si elle paye une pièce de cuivre)

Parfois il faut se cacher dans l'ombre pour dénicher le mal ou ses secrets.
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